Cernunnos, que l’on appelle aussi le « grand cornu », est, dans ma mythologie celtique, le Dieu cerf de nos ancêtres Celtes.
Il incarne la fécondité, la fertilité, l’abondance, la puissance, la majesté et on dit que son sacrifice est à l’origine de toute création et qu’il est immortel.
L’iconographie celtique, les mythes transmis par les auteurs antiques, les récits gallois et irlandais, ainsi que certaines coutumes de l’Europe ancienne, nous permettent de dresser le portrait d’un dieu aux multiples visages.
Le dieu est personnifié sur le chaudron de Gundestrup, il porte des bois de cerf et un cerf est à ses côtés.
De sa ramure, à la fois arbre et roue cosmique, naissent les deux forces antagonistes qui produisent éternellement, le levant et le couchant, la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, la création et la destruction.
Maître du ciel nocturne et de l’éternel retour, le dieu cerf conduit toute création dans une quête perpétuelle, dans une chasse éternelle…
Par ses cornes, Cernunnos est relié aux animaux, il arpente les deux mondes, le nôtre et l’Autre-Monde, auquel il est connecté, il nomadise entre les deux mondes.
Dans la culture celtique, il s’inscrit dans le Panthéon de la Vie au côté d’autres divinités, principalement celles du monde végétal.
Comme elles, il demeure très « sensible » aux cycles solaires et aux transformations liées aux saisons.
Certains disent du Grand Cornu qu’il est une divinité uniquement gauloise.
S’il est vrai que les tribus de la Gaule l’ont adopté et l’ont déifié, il n’est pas pour autant un dieu « gaulois » au sens strict puisque son culte est plus ancien que les Celtes.
Il est présent dans de nombreuses autres mythologies sous des formes diverses, mais partout cette divinité est le garant du potentiel créateur et du feu de la Vie.